Avant de concevoir le projet avec les élèves, je me suis placée à leur place : qu'est-ce que je choisirais de retenir du Cairn de Barnenez ?
Plutôt que de raconter toute son histoire, j'ai choisi quelques éléments essentiels : l'accumulation des pierres, le temps de sa construction, sa disparition sous la végétation, puis sa redécouverte.
Le Cairn est ainsi devenu le point de départ d'une réflexion sur le temps, la transformation et la mémoire.
Ma recherche autour du Cairn explore un moment particulier de son histoire : celui où le monument disparaît progressivement sous la végétation.
Le Cairn est alors protégé par la nature.
À travers la peinture, le papier découpé et le tissage, j'ai cherché à faire dialoguer architecture, paysage et mémoire.
Le Cairn est, par définition, un amas de pierres construit progressivement.
Impossible de raconter cette histoire sans parler du temps nécessaire à sa construction.
J'ai donc choisi de travailler avec le tissage, et de construire notre Cairn bande après bande.
Un geste lent, répétitif et progressif, qui fait écho à la construction du monument.
Les élèves ont d'abord peint leurs propres papiers, avant de les découper et de les assembler par le tissage.
Chaque élève a réalisé sa propre interprétation du Cairn.
Le point de départ était commun, mais chacun choisissait sa composition, ses couleurs et son atmosphère : jour, nuit, aube, crépuscule, ciel calme ou tempête.
Peinture, découpage, collage et tissage ont permis à chacun de raconter son propre moment dans l'histoire du Cairn.
Exposition devant le patrimoine pendant un an